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L’habitat Mongol

mardi 14 juin 2011, par Bourlingueurs

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La gers est une habitation familiale, comprenant une pièce unique autour d’un poêle.

On y trouve plusieurs lits qui servent de sièges pendant la journée, une armoire et ou commode, une table basse où est posée la nourriture. La seule ouverture est la porte d’entrée, à l’opposé de laquelle se trouve traditionnellement le lit du chef de famille.

Elle est facilement démontable et re-montable en quelques heures. Depuis 3.000 ans, les peuples des steppes ont adopté un mode de vie pastoral se déplaçant à la recherche des meilleurs pâturages et campements. De nos jours en Mongolie, encore environ la moitié des habitants sont nomades, vivant sous la ger et déplaçant leurs campements plusieurs fois par an dans une terre sans clôture. La plupart des mongols, même en ville, habitent ces tentes confortables et parfois très bien équipées avec tout "le confort moderne".

La Ger habitat traditionnel Mongol


La yourte (provenant du turc : yurt) ou ger en mongol est l’habitat traditionnel des pasteurs-nomade des grandes steppes de toute l’Asie centrale (d’Iran à la Sibérie) depuis la nuit des temps. Les pâturages étant souvent pauvres dans ces régions du globe, ils obligèrent les hommes à s’adapter aux exigences du bétail, et c’est pourquoi ils optèrent pour cet habitat mobile. Elle est ronde et plate pour ne pas donner d’emprise aux vents violents qui soufflent très souvent.

Les murs faits de croisillons de bois (treillis) se déplient comme un accordéon et sont assemblés en cercle à partir d’un châssis ressemblant à l’armature d’un parapluie.

Une porte en bois est fixée, parfois doublée d’un tapis de feutre. La yourte n’a pas de fenêtre : la lumière du jour entre par l’ouverture du toono (couronne centrale en bois) ou bien, en été, par la porte d’entrée, laissée ouverte. Le bout taillé des perches se met dans les trous du toono, qui soutient le centre du toit.

Les yourtes de Mongolie sont recouvertes de feutre et d’une toile blanche ; elles sont moins décorées que celles du Kirghizistan. Les piquets de la yourte étant droits (et non cintrés comme ceux des yourtes kirghizes), la dimension en bord de mur ne dépasse pas 1,60m.

Ainsi, la pression du toit est équitablement repartie sur tout le périmètre des murs. L’ouverture au somment permet aussi à la cheminée du poêle d’en évacuer la fumée. Véritable puit de lumière, le toono est le nombril de la yourte, toujours relié à une étoffe de tissu bleu, la sangle y est son cordon, et souvent on y suspend les offrandes. Les piliers centraux relient la terre au ciel.

À l’entrée, un solide cadre en bois est inséré entre deux treillis. La yourte sera donc fermée par une vraie porte en menuiserie. Cette ouverture est toujours orientée vers le sud, sauf dans trois cas : dans un défilé ou le vent souffle, adossée à une montagne (la porte regarde alors la plaine), et quand au sud coule une rivière, car les cours d’eau sont réputés véhiculer les âmes des morts. De plus, on ne frappe jamais avant de rentrer à l’intérieur. Malgré les 250/300 kg d’une ger, une famille peut lever le camp en une matinée.

Le rouge y domine, rehaussé de motifs dorés, une réminiscence de la dynastie mandchoue qui régna plusieurs siècles sur la Mongolie. Si elle est parfois recouverte au sol de tapis, elle est toujours meublée : deux lits, des petites armoires, une table basse, de tabourets et enfin deux petits meubles de rangement pour la cuisine et la toilette.

À l’abris de ces mécanos subtiles, la vie s’organise selon une schéma codifié, régi par un code ancestral qui associe des représentations symboliques à un découpage strict de l’espace ; c’est un modèle miniature de l’univers.

Tout tourne autour de l’axe central qu’est le feu. A l’ouest, les hommes et la vie sociale, à l’est les femmes et la vie domestique, au nord le domaine des anciens et du sacré à côté de l’autel où siègent les idoles protectrices, les textes sacrés et aujourd’hui les acquis de la modernité : photos, appareil radio ou télévision. De l’enfance à l’âge mûr, tout homme effectue ainsi au cours d’une vie un trajet circulaire qui va du sud au nord. Les femmes ne gagneront jamais le droit de s’installer à la place d’honneur, à deux exceptions près, la veuve et la chamane.

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