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Mistoulin et Mistouline en vadrouille en Indonesie - Partie I

jeudi 1er septembre 2011, par Isadora

Avril 2011

Il y a des voyages qu’on repousse toujours au lendemain... pour quand on aura des sous, pour quand on sera à la retraite, pour quand les minots i’seront sortis d’affaire... Et puis, il y a des évènements qui vous font comprendre que demain c’est trop loin, que la vie elle est trop courte et que si on peut... faut pas hésiter !
Alors avec le Loulou (c’est le fiston), on a pris un bout de papier et on a noté tous les critères indispensables au pays de nos rêves… Pour moi, un lieu où il n’y a pas d’hivers et où les températures ne peuvent jamais me donner le frisson qui tue ! De la pluie, juste ce qu’il faut pour que la nature elle soit bien verte mais surtout pas de moussons qui prennent trop le teston... Pour l’un comme pour l’autre, il fallait que cet endroit possède des fonds marins dignes d’aquariums géants. Il nous fallait aussi se sentir en sécurité, loin des religions trop excessives mais dans un lieu où le spirituel n’était pas inexistant ! Bref… on se voulait le Pays des Dieux ! Après avoir moultes fois tourné le globe terrestre qu’on en a attrapé le vire-vire... on s’est enfin trouvé notre destination idéale.

Bali, la bien nommée Ile des Dieux !

Véridique, on est trop fort !
Depuis trois mois maintenant, on se prépare notre voyage du bout du monde... et si le Loulou est encore bien ancré dans sa chère Provence… moi, je peux vous dire que j’ai déjà levé l’ancre et que si je ne suis pas encore arrivée à destination… je ne suis déjà plus ici…

Mai 2011

Nous y sommes... L’itinéraire est bouclé, les billets d’avion sont dans la poche ! Nous partons le 16 juillet prochain et il nous tarde de partir que c’est rrrien de le dire, comme on dit chez moi !

16 Juillet 2011 - Voyage -

Marseille-Francfort... no souçaï sauf que... 30mn de retard au départ font 30mn de retard à l’arrivée ! Et, comme il est hors de question que j’embarque sans fumer ma petite cigarette avant le grand vol Francfort-Singapour, je fais une halte dans l’aquarium des fumeurs germaniques...
Quelle hypocrisie que ces cabines-là... Les portes sont grandes ouvertes car à l’intérieur, l’aspiration ne fonctionne plus ! On enfume tout le hall... mais on est bien légalement parqué dans l’aquarium ! L’Europe avec ses interdits... frise de plus le plus le ridicule qui tue ! Qué misère... !
Hors cabine, je vois le minot qui stresse à mort, inquiet de rater notre correspondance. S’il pouvait me faire manger ma cigarette par les trous de nez, i’s’en priverait pas !
Enfin, nous y sommes... dans un gros, très gros avion avec tout plein de places assises que tu te demandes si on va tous rentrer ! Le Loulou est excité comme un poulpe qui aurait bu trop de Pastaga, c’est normal c’est son premier long courrier ! Il en fait sauter les capuchons mousse des écouteurs qui équipent les TV incrustées dans le siège avant.

Il n’arrête pas de me demander si tout cet équipement de luxe (coussins, couvertures...) est gratuit ! Quant à moi, je n’arrête pas de lui poser la question qui à chaque fois nous fait rire :
"Tu la sens !? Tu la sens bien !?" Je sais à quoi vous penser puisque c’est la raison pour laquelle on se bidonne ! Mauvais esprits que vous êtes ! Mon obsession c’est cette ceinture ventrale que lui et moi portons autour de la taille et qui contient, TOUT notre argent, je dis bien TOUT notre argent ! De quoi stresser à mort. La main sur nos ventres respectifs, on dirait des femmes enceintes de trois mois !
Le commandant vient d’annoncer le départ. La grande aventure peut commencer...

17 Juillet 2011- Voyage

Partis à 21h15 d’Allemagne, arrivés à 10h00 ce matin à Singapour (heure française). Quelle étrangeté de se retrouver avec un 17h00 affiché dans le hall du terminal ! Le Loulou se rend compte qu’il a sauté un repas. Nous sommes passés du petit déjeuner au goûter, sans transition.
Nous commençons à être bien fatigués surtout que la nuit n’a pas été agréable. C’est bien ce que je me pensais, chez Lufthansa i’mettent trop de gens dans les avions ! J’ai les jambes toutes esquichées  ! Pas de place pour mettre ses gambettes et peu de place pour incliner les sièges ! Je veux bien qu’on soit en "Économique" mais faut quand même pas prendre les gens pour des sardines non plus ! La franche vérité, j’ai pas vu la différence entre les sièges Ryanair et ceux de Lufthansa ! J’ai tourné toute la nuit afin de trouver une position confortable mais rrrien à faire, c’était peine perdue. Finalement, j’ai terminé les quatre fers en l’air vers 3h du mat’, à la grande surprise de mon voisin.

A l’atterrissage, nous avons aperçu quelques petites îles bien sympathiques mais rien d’extraordinaire. L’aéroport ressemble à tous les aéroports sauf qu’il est gigantesque, on a du prendre une espèce de train suspendu pour changer de terminal. Aucun dépaysement probant pour l’instant si ce n’est un fantastique coucher de soleil sur le toit terrasse (où on peut fumer à l’air libre) et une monstrueuse humidité chaude qu’on dirait presque qu’on se respire de l’eau !
Avec 5 heures d’escale devant nous, nous en profitons pour changer un peu d’argent en roupies indonésiennes et en dollars singapouriens car le Loulou a faim avec cette histoire de repas qui a sauté !

2 donuts et 2 bouteilles d’eau = 7$20 = 4,27 € C’est parti pour les dépenses et le budget à respecter.

L’attente est longue jusqu’au prochain avion... J’en profite pour m’étendre de tout mon long sur le premier siège venu et le Loulou se met à lire pour passer le temps ! Un évènement pour qui connaît le loustic !

Enfin dans l’avion pour Denpasar ! Nous nous débrouillons jusqu’à présent comme des chefs ! Il est 20h25 et 14h00 chez nous... de quoi en perdre son latin. Avion AirAsia (la low-cost du coin) à l’heure, personnel souriant et sympathique au contraire des germaniques qui nous ont tiré la gueule tout du long... Tout est impeccable sauf que j’avais réservé des repas et que personne ne trouve trace de ma résa. Devant la figure défaite du Loulou qui croit encore sauter un repas, je prends la formule sandwiches à 8€.

Malgré le départ à l’heure... on arrive avec 30mn de retard et il est déjà minuit ! Heureusement le chauffeur de la guest réservée nous attend toujours même s’il ne cache pas son mécontentement... ça commence bien les relations franco-indonésiennes ! Mais, balin-balan, nous engageons la conversation. Faut dire qu’il nous reste encore 1h30 de trajet avant d’arriver à Yeh Gangga (au Sud près de Tanah Lot) et ça fait quand même longuet-longuette !

Les routes sont défoncées de chez défoncées mais la lenteur du déplacement permet d’admirer le paysage, même de nuit... Beaucoup de temples, des espèces de drapeaux qui flottent au vent, des statues gigantesques... Le chauffeur m’explique qu’ils viennent de passer une semaine de célébrations dédiées aux trois Dieux principaux, Vishnu, Brahmâ et Shiva qui descendent sur terre pour l’occasion, histoire de voir si les humains s’occupent bien de leur île. Et ’Hati Hati’ (attention) si tel n’est pas le cas, me dit-il !

Arrivés à l’hôtel de nuit, 1h30 du mat’... c’est la cata ! Le chauffeur nous laisse devant la guest, un employé tout endormi nous conduit vite fait devant une porte qu’on devine être celle de notre bungalow et à ciao bonsoir  ! Nous ne trouvons pas la lumière et lorsqu’on la trouve enfin, le minot se retrouve nez à nez avec une énorme blatte d’un autre monde. Nous passons les 30 premières minutes de notre installation à essayer de tuer la bestiole à coup de tatanes. La chose faite, nous ne pouvons que constater... nous ne nageons pas dans le luxe ! Des crottes dont on ne sait quel animal ornent les lits, une salle de bains qui fuit de partout jusque dans la chambre, sans parler du moisi qui fait figure de tapisserie... Boudie que l’endormissement est difficile malgré la fatigue. Il n’y a pas de moustiquaires au dessus des lits et le minot tombe dans les bras de Morphée avec la peur du moustique et de la blatte, enroulé dans des draps tout humides comme une momie dans son sarcophage. Quant à moi, je m’endors avec le bruit des vagues qui grondent très près de nous, à en faire trembler les murs du bungalow. L’océan n’est pas loin et la faune nocturne fait des bruits que je n’ai jamais entendus... Le toit est en paille de riz... je ne perds rien des bruits de la nuit... et je m’endors d’épuisement...

200 000 rps - transfert Denpasar-Yeh Gangga soit 16€ et des poussières.

18 Juillet 2011- Yeh Gangga

6h du mat’ j’ai les frissons... non je blague, il fait bon ! Si bon ! J’ouvre les rideaux pour découvrir enfin le paysage non entrevu la veille. Une végétation luxuriante (d’où les bruits de la nuit) mais notre bungalow ne donne pas sur la mer comme promis ! Petite déception...

Guest : Bali Wisata bungalow - http://www.baliwisatabungalows.com/
Chambre à 220 000 rps soit 18€ avec ventilo et petits déjeuners

J’enfile un pantalon et laisse le Loulou finir sa nuit. Si notre bungalow est très mal situé, certains autres sont en front de mer ainsi que la terrasse des repas et la piscine. Je pars faire une petite balade sur la plage qui me fait prendre conscience que nous sommes enfin arrivés au pays des Dieux... Au loin, j’aperçois un cavalier qui s’avance... trop beau...

Je ne résiste pas et réveille le minot afin qu’il puisse apprécier avec moi le petit déjeuner dans ce cadre enchanteur. Mais, y’a rrrien à faire ! Le Loulou a du mal à s’acclimater.

Je fais la connaissance de pépé Peter, le proprio, qui me fait l’inventaire de son petit domaine et qui me conseille de me rendre au temple de Tanah Lot par la plage, très facile qu’il me dit "Only six kilometers" !

Et nous voilà partis vers le temple. Au début, no souçai mais contrairement à la Méditerranée, la mer d’ici elle part et elle revient et elle repart... bref, on sait pas trop si elle monte ou si elle descend mais en tous les cas, par la plage Eh bé, c’est pas toujours faisable ! Pépé Peter il a oublié le facteur marées ou bien i’frole la sénilité ! Obligés de passer par les terres, au milieu des rizières et des cocotiers ce qui donne la fabuleuse idée à mon Loulou d’éclater une noix à mes pieds ! Crado noire de la tête aux pieds ! Pas franchement bien propre pour entrer au temple ! En chemin, des serpents écrasés (ce qui donne bien la petite frayeur à mon Loulou qui les craint comme la peste) (sont pas non plus ma tasse de thé), un varan qui nous passe entre les jambes et pour couronner le tout, une perdition totale au milieu des rizières où l’on s’enfonce jusqu’aux genoux !
Si notre première rando balinaise est splendide de paysages somptueux...

... il n’en reste pas moins que les six kilomètres on n’en voit plus le bout et que nous sommes obligés de demander à deux charmantes femmes qui travaillent dans une rizière de nous remettre sur le chemin de Tanah Lot !

Ils ont du tous avoir peine de nous, noirs de la tête aux pieds entre la boue des rizières et la noix de coco éclatée ! A trois sur un scooter conduit par un gardien du temple, c’est comme des pacoulins qu’on est arrivé sur le le lieu Saint !
Partis fin de matinée, arrivés fin d’après-midi, véridique ! Six kilomètres par la mer en deux petites heures, va falloir que pépé Peter i’revoit un peu ses estimations à la hausse ! Et si nous n’avons pas attrapé de coups de soleil aujourd’hui... nous n’en attraperons plus jamais !

Arrivés sur le site, nous sommes émerveillés par la beauté du paysage. Le temple de Tanah Lot est grandiose de simplicité, posé sur l’eau comme un diamant de pierre noire...

Mais avant arriver au rocher sacré, nous devons emprunter l’allée des marchands du temple ! Et voui... même l’Hindouisme a ses marchands ! On en profite pour s’acheter deux sarongs et se changer fissa dans un coin de ruelle. Ah ! Quel bonheur de ne plus ressembler à une clocharde poisseuse de boue. On en profite aussi pour se désaltérer car la rando nous a assoiffés !

2 cocas - 20 000 roupies
(comme le taux de change est très variable d’un jour à l’autre et d’une ville à l’autre, on décide d’arrondir 10 000 rps à 1€, c’est plus facile même si on sait que ça fait beaucoup moins).
2 sarongs - 25 000 roupies

C’est parés de nos nouveaux sarongs que nous découvrons enfin le temple. Il est à marée basse et nous pouvons accéder à la source d’eau sacrée. Les gardiens nous invitent à la boire mais nous évitons... afin d’éviter les problèmes de turista mais ils nous en aspergent et nous posent sur le front le riz et la fleur de frangipanier à l’oreille.

“Terimakassi” répondons-nous phonétiquement, ce qui veut dire merci en Bahasia... Quel mot délicieux lorsqu’on le prononce en joignant les mains et en inclinant la tête devant celui auquel il est destiné...

20 000rps - donation au temple

Nous restons un long moment autour du temple à observer les Balinais et les touristes, tous confondus dans ce rituel sacré...

J’ai comme l’impression d’être en mode rafale avec l’appareil photos tant je ne peux m’empêcher d’appuyer sur le bouton ! C’est ainsi que le soleil commence à se coucher... Nous n’avons pas encore intégré le fait qu’ici le soleil se couche vers 18h00 et qu’il est grand temps regagner le Bali Wisata. Il est hors de question que nous rentrions avec nos petons et par le même chemin ! Le Loulou ne s’en remettrait pas ! Nous devons avoir l’air ’en recherche de transport’ car immédiatement un Balinais nous aborde et nous propose ses services de chauffeur que j’accepte volontiers. J’en profite pour lui demander où l’on peut acheter une carte téléphonique locale pour pouvoir téléphoner ici. Il me conduit directement au bon endroit et le marchand me change lui-même la carte. Super, je vais pouvoir téléphoner sans problème à toutes les guests qui nous attendent en chemin, histoire de dire que nos résas par mails ne sont pas des fanfaronnades d’occidentaux en mal de départ !

Un dernier regard sur le temple que nous quittons et nous voilà embarqués par notre chauffeur tellement gentil que je regrette déjà d’avoir demandé à Pépé Peter de nous en trouver un pour le départ de demain...

Si son anglais est très mauvais, il comprend nos péripéties dans les rizières et rit de bon cœur avec nous ! C’est notre première rigolade avec un Balinais. Ils ont l’air aussi enclin à la sonore dérision que les Méditerranéens que nous sommes et ça fait plaisir pour la suite !

20 000rps - carte téléphone/10 000rps - taxi

Rentrés au Bali Wisata, pépé Peter est assis par terre à jardiner, tel que je l’ai quitté, tel que je le retrouve ! Il est tout content de nous revoir. Je lui fais comprendre qu’il n’est pas Marseillais mais presque ! Son itinéraire pour Tanah Lot, va falloir qu’il le revoit un peu... mais si l’humour Marseillais marche avec les Balinais... Peter est allemand... et ça le fait pas trop. Tant pis, fallait que ça sorte surtout que nous ne sommes pas les seuls à avoir été pris au piège de ses infos boufonnes ! Une famille avec deux enfants en bas âges s’est retrouvée comme nous, bloquée par la mer et devant une falaise ! On s’est finalement pas trop mal débrouillé, tous les deux !

Après une douche froide, vite fait dans la salle de bains toujours aussi peu ’clean’... j’en profite pour laver toutes mes petites affaires bien sales de la journée mais l’humidité du soir me fait douter du séchage nocturne avant le départ demain matin...

En attendant le dîner que nous prenons ici car il n’y a pas grand chose autour de la guest, le Loulou s’éclate dans la piscine. Tant mieux car la rando d’aujourd’hui lui a donné plus de peurs que de plaisirs... J’y suis allée un peu fort pour une première sortie !

Pépé Peter se rattrape avec le dîner, tout est très bon et copieux, même le Loulou se régale.

70 000rps - repas pour deux soit 6€

Diner sur la terrasse est un plaisir avec un grand P. Le bruit des vagues qui repose l’esprit, le son des criquets, des oiseaux de nuit et les petits pas des énormes geckos qui grouillent au-dessus de nos têtes sur le plafond en bambous.

La gentille dame qui nous sert notre repas est très souriante et aime à communiquer avec les estrangers, ça se sent ces choses ! Blague-blague, elle nous invite à une cérémonie qui a lieu sur la plage en toute simplicité. J’adore ce côté spontané qu’on ne retrouve malheureusement plus qu’avec parcimônie, dans nos contrées... Bien évidemment nous acceptons son invitation. Il s’agit d’une célébration en l’honneur d’un bébé qui vient de naître.

Mais tout d’abord, faut que je fasse le point avec Pépé Peter pour le transfert Yeh Gangga-Ubud avec le chauffeur qu’il m’a trouvé. Mais voilà, pépé Peter est déjà parti se coucher ! Je vois donc tout ça avec sa femme, une Balinaise d’un certain âge, très gentille et souriante, serviable comme c’est pas possible puisqu’elle téléphone devant moi au chauffeur qui va nous conduire demain. Je la quitte avec le sentiment que tout est sous contrôle. Départ prévu demain pour 9h, un driver pour la demi-journée avec un arrêt à Kapal pour voir notre premier Banian puis Mengwy et la visite de son temple. La journée de demain bien préparée, nous pouvons partir "tranquilles" pour cette fameuse cérémonie sur la plage.

Il fait une température qui ne me semble pas excessive... elle est juste douce sans aucun changement entre le jour et la nuit... Trop bon ! Je revis devant tant de douceurs climatiques après le temps franchement pourri que nous avons eu chez nous début Juillet ! Le Sud n’est plus le Sud, on s’y gèle comme ailleurs !
Les routards nous avaient parlé d’éventuelles petites pluies en fin d’après-midi, rrrien du tout ! Que du bonheur, enfin pour moi car le Loulou n’est toujours pas acclimaté. Il trouve l’air humide... pas moi. Il voit des moustiques partout... pas moi. On n’est décidément pas en phase !

La cérémonie sur la plage est sympathique. Nous y retrouvons la famille qui comme nous s’est perdue sur le chemin de Tanah Lot. On discute ensemble de nos itinéraires respectifs, elle me donne des tuyaux pour la suite... et pendant ce temps, les Balinais allument des feux sur la plage et font des offrandes aux Dieux. Nous admirons la simplicité de leurs gestes et la beauté de leurs mouvements.

C’est heureux que nous nous endormons. J’ai fait ma première offrande à la Déesse de la mer aujourd’hui. La marque des grains de riz sur mon front me laisse comme une caresse indélébile.

19 Juillet 2011 - Transfert Yeh Gangga/Ubud

Petit déjeuner succulent. Crêpes au miel, fruits frais, jus de fruits frais. Je suis d’une humeur joyeuse et prête pour la suite du voyage.

Mais patatras ! Le minot pas réveillé me renverse son chocolat chaud sur ma deuxième tenue, celle d’hier n’ayant toujours pas séchée ! Vu qu’on n’a que trois tenues chacun, le linge propre se réduit comme peau de chagrin ! Et pour continuer dans ’le pas Zen’, le chauffeur qui n’arrive pas ! Pépé Peter a l’air bien embêté... Le chauffeur n’arrivera qu’à 11h car il est parti pour une crémation... Mon côté Zen disparaît instantanément. Comment peut-on avoir une crémation de dernière minute !? Je veux bien qu’on soit à Bali mais là, franchement pépé Peter, i’me prend pour une totie  ! Puis, changeant d’explication, il me dit que je ne lui ai rien dit hier soir et qu’aucun chauffeur n’est réservé ! Quand je lui dis que j’ai tout préparé avec sa femme qui a téléphoné devant moi à un chauffeur, il me répond que j’ai du confondre sa femme avec quelqu’un d’autre alors que c’est lui-même qui me l’a présentée ! Là, il me prend pour une tête de poulpe que c’est rrrien de le dire ! Je crois que si pépé Peter ne comprend pas l’humour Marseillais, il connaît à présent la colère d’une Marseillaise même très respectueuse du grand âge ! Peuchère  ! Il a tellement été surpris de me voir muer de la gentille dame à la sorcière en colère que 30mn plus tard, un nouveau chauffeur arrivait et nous embarquait.

C’est dommage, nous partons un peu-beaucoup fâchés avec pépé Peter et sa petite famille. Je crois qu’ils sont trop vieux pour gérer tous ces bungalows et qu’ils perdent tous les deux, un peu la mémoire... Il faudrait peut-être qu’ils se fassent aider, surtout pour l’entretien des bungalows.

Notre ressenti du Bali Wisata -
Chambre 3/10 - Petit déjeuner 10/10 - cadre 10/10

Nous voilà enfin sur la route d’Ubud (nord de Denpasar, au centre) avec Madé pour chauffeur. Il parle un anglais approximatif et ne peut répondre à toutes les questions qui sont dans nos têtes à la vue de toutes ces nouvelles choses que nous découvrons.

Petit arrêt à Kapal pour admirer notre premier banian. Ils sont tous vénérés comme des Dieux. A l’intérieur de celui-ci, un petit autel sur lequel reposent toutes sortes d’offrandes.

Nous reprenons la route... enfin, façon de parler... car ici les routes ressemblent plutôt à des chemins, presque tous défoncés ! Nous comprenons pourquoi, si les distances sont petites, les trajets sont si longs ! En voiture, on passe la première vitesse, la seconde et on oublie toutes les autres qui ne servent strictement à rrrrien  ! Seul avantage à ce réseau routier peu commun, la lenteur du déplacement qui permet d’admirer le paysage ! Et Quel paysage ! Des rizières, de l’eau en abondance, du vert et du bleu, mes deux couleurs préférées... Au loin le Volcan Agung qui disparaît très vite dans les brumes d’altitude...Que demander de plus !? C’est rrrien moins que ’féerique’.

Deuxième arrêt à Mengwi pour la visite du temple. Tout n’est que beauté et silence, pas un visiteur ou presque ! Sans guide, il est difficile de comprendre la complexité du sanctuaire et je regrette de mettre mise si tard à la recherche d’un guide ! Je me contente donc du routard, bien léger, il faut l’avouer ! Mais qu’importe, le plaisir des yeux est tel qu’il compense le manque intellectuel et culturel.

Entrée temple + donation - 6 000rps

Le Loulou déambule dans les jardins comme une âme en peine ! Je commence vraiment à me faire du souci, il n’a pas l’air d’apprécié la beauté des choses qui nous entourent... et a l’air totalement à côté de ses pompes... C’est peut-être le décalage horaire que je ne ressens pas du tout... j’espère que ce n’est que ça car le voyage ne fait que commencer... Ah ces gamins... Ils nous en donne, du tourment !

Après deux bonnes heures à déambuler dans les allées verdoyantes du temple, nous retrouvons le souriant Madé avec qui je communique par mots d’anglais et signes des mains et des bras. On rit beaucoup mais comprend-il bien ce que je lui raconte !? J’en suis moins sûre mais ça ne change rien à la rigolade  !

Dernière ligne droite jusqu’à Ubud. Je me régale à prendre en photos de petits instants volés sur les gens que nous croisons.

La sortie des écoles est tout aussi joyeuse que par chez nous ! Je découvre aussi ces fameux Warungs de rues que décrivaient tant les routards sur les forums, lus et relus pendant la préparation du voyage.

C’est ainsi que nous arrivons à Ubud qui nous déconcerte par son trafic ! ça grouille de monde que c’est rrrien de le dire ! Des scooters, des vélos, des autos, des piétons et des singes. Puis des boutiques tous les mètres avec toujours les mêmes articles et des temples, rrrien que des temples et des offrandes partout comme s’il en pleuvait. L’encens brûle et fume de partout, ça sent trop bon. Et là... Oh Miracle ! Le miracle d’Ubud !

Le minot retrouve enfin sa joie de vivre que je lui pensais perdue à tout jamais ! Quel soulagement, je commençais à me faire un brave souci !

Nous quittons Madé avec tristesse car il ne pourra pas nous accompagner sur Pemuteran, trop loin pour lui me dit-il. Tant pis.

250 000rps - transfert Yeh Gangga/Ubud - demi-journée

Au Nuri Ani, on nous attend comme prévu. Les résas par mail fonctionnent bien jusqu’à présent. Faut dire que j’ai promis à tous, de les appeler trois quatre jours avant nos arrivées et je m’y tiens.

NuriAni Roof Garden - http://www.nurianiroofgarden.nl/?p=startpagina

Chambre - 240 000rps avec petits déjeuners soit 20€

J’ai choisi cette guest car c’est une maison typiquement Balinaise avec son temple personnel, son autel aux cérémonies et les appartements des proprios au rez-de-chaussée. Enfin, des proprios qui sont plutôt des jouisseurs de leur demeure et qui travaillent pour le véritable proprio, en l’occurrence, un occidental. C’est d’ailleurs lui qui nous accueille mais il disparaît tout aussitôt !

Aux étages, quelques chambres. Nous découvrons la nôtre avec joie car c’est du grand luxe après le bungalow de pépé Peter ! Salle de bains avec eau chaude que nous apprécions, la clim que j’apprécie beaucoup moins et la TL encore moins ! Mais c’est le Loulou qui est content, enfin un écran dans ce nouveau monde !

Toute la maison s’articule autour d’une cour et la vue du toit terrasse est sublime. Critère non négligeable nous sommes prêts de tout et ça c’est bon pour les petons  !

Après une rapide installation, nous décidons d’abandonner l’idée de louer un scooter étant donné que la journée est déjà bien entamée... et puis, il faut dire ce qui est... j’appréhende un peu beaucoup de me remettre sur une bécane ! ça fait quand même 30 ans que je n’ai pas enfourché un deux roues... mais ça, je ne le dis pas au minot qui serait trop content de se moquer des peurs de sa mère !

Nous partons donc flâner dans les rues d’Ubud, histoire de repérer un peu le coin. C’est l’occasion aussi de trouver une Laundry pour le linge qui non seulement n’a pas séché à Yeh Gangga mais qui pue d’avoir séjourné toute la matinée dans le sac à dos... Entre la boue noire des rizières et le chocolat de ce matin, nos fringues n’ont plus figure humaine (façon de parler). Comme toujours, tout est facile ici ! Dès qu’on cherche quelque chose, on trouve ! C’est juste à côté du Nuriani, top du top pour venir le récupérer.

10 000rps pour le linge.

Il nous faut aussi trouver un bureau de change car après UBUD, il nous sera difficile de trouver mieux au niveau du taux. Nous suivons les conseils du routard et nous rendons au Central Kuta sur la rue principale, le changeur est très sympa et le taux très intéressant. Nous décidons de venir changer un peu tous les jours avant le départ pour l’extrême nord-ouest de l’île.

Chaque rue, coin de rue est un émerveillement. Je m’extasie devant chaque statue, chaque offrande, chaque monument...

Nous nous sentons bien dans cette petite ville qui grouille de vie. Devant un cybercafé on se souvient qu’on n’a toujours pas donné signes de vie aux collègues et à la famille. On entre mais nous regrettons vite car nous y passons une heure tant la connexion est lente... Tout ça pour rrrien car la connexion est interrompue !

Zou, faut pas trop s’en faire, on trouvera mieux demain ! Je retrouve mon côté Zen et ça fait un bien fou. Nous terminons notre petite visite avec le marché d’Ubud, grand Souk à l’Indonésienne. Je trouve une superbe chemise en coton pour le Loulou qui crève de chaud avec ses tee-shirts... 5€ c’est de la ’bargain’ !!!! Même pas je cherche à faire baisser le prix, j’aurais trop honte !

Revenus au NuriAni, petite douche chaude sympathique (profitons-en car je sais que pour la suite du périple... ça sera moins fréquent !), puis épluchage du routard (à la lampe de poche, l’électricité est coupée pour une durée indéterminée) pour décider de l’endroit, pas cher et le plus ’local possible’, où dîner. C’est décidé, ça sera le DEWA WARUNG dans la toute petite rue de Jalan Gootama.

Nous ne regrettons pas notre choix ! On se casse le ventre pour pas grand chose et à tous les deux ! Brochettes de poulet sauce cacahuètes (on en redemande que c’est rrrien de le dire !), riz à l’œuf ou nasi-goreng, boulettes de porc sauce aigre douce, salade de fruits et gâteau coco... Trop bon !
Assis en tailleur sur des tapis en toile de riz, nous partageons la table d’un couple mixte français & balinaise qui a vécu ici une dizaine d’années et qui est reparti vivre en France depuis un an... Je pose mille questions sur la vie ici en saison des pluies, les raisons de leur retour en Occident... moi qui ne rêve que d’expatriation, c’est une occasion à ne pas manquer... mais ils nous quittent déjà, nous souhaitant une bonne découverte de l’île des Dieux que nous allons adorer, me lancent-ils en partant...

51 000rps soit 4€17 le dîner au Dewa.

Rentrés à la guest, l’électricité est revenue comme elle était partie ! Les femmes de la maison chantent et discutent fort dans la cour. Je sens que je vais sortir les boules Quiès... si je veux m’endormir rapidement vu que la chambre donne sur la cour et qu’il est hors de question que je mette cette satanée clim. en route !

Le Loulou me fait le constat qu’il n’a plus de slips propres ! Ah Ah Ah ! ça devait bien arriver vu qu’on est parti avec un équipement très léger ! Eh bé, tu prends le savon de Marseille mon grand, et tu frottes avec l’huile de coude, que je lui réponds ! J’aurais du immortaliser en photo la face du minot à l’écoute de ses mots jamais sortis de ma bouche ! Il en reste bouche-bée, défiguré-interloqué que j’en ris encore !

On dit bien que les voyages forment la jeunesse, non !? Eh bé, c’est parti pour la formation sur le terrain !

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