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Rallye des gazelles - Erfoud (le départ)

dimanche 8 janvier 2006, par christine

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Jeudi 22 avril 2004 – Erfoud

Le lever à quatre heures du matin de ce premier jour de course a été difficile. Le stress, le décalage horaire, l’excitation et une escadrille de moustiques en furie m’ont empêchée de dormir. Catherine n’est guère plus reposée que moi. En gagnant la salle où nous est servi le déjeuner, je m’aperçois que nous ne sommes pas les seules. Ce matin, les sourires sont crispés et l’appétit n’est là pour personne.

Dès ce premier matin, Catherine et moi installons notre routine de travail. « C’est comme sur un bateau », me dit ma co-équipière, « chacun a un rôle précis et s’y tient sans poser de questions ». En tant que pilote, Catherine est donc responsable du véhicule. Elle doit s’assurer tous les matins que le véhicule est prêt, les niveaux des différents liquides vérifiés, le filtre à air nettoyé et les pneus gonflés à la bonne pression. Dans la voiture, tout doit être rangé à sa place et facilement accessible, les réservoirs d’eau placés derrière nos sièges doivent être pleins, la ration militaire du jour rentrée dans l’habitacle et le parcours du jour scotché sur le tableau de bord face à la navigatrice. Le soir, c’est elle aussi qui va faire le plein de carburant et apporter la voiture à l’assistance mécanique pour les contrôles quotidiens.

De mon côté, à cinq heures, j’assiste au briefing du matin durant lequel Jean-Pierre Berthet, directeur sportif, nous donne des précisions sur le parcours et ses dernières instructions. Les feuilles de route nous sont alors distribuées. Il y a quatre parcours, trois pour les 4x4, moto et quad et un pour les SUV. La répartition des équipages par parcours est faite par tirage au sort. Ce premier matin nous partons sur le parcours C en … dernière position.

Sur la feuille de route, les seules indices que nous avons sont des coordonnées géographiques, des caps à suivre sur un certain nombre de kilomètres. A nous de placer tout cela sur la carte. L’entraînement que je me suis imposé cet hiver m’est très utile. Je fais mes calculs sans hésitation me vérifiant constamment.
La fatigue est mon plus grand ennemi, une coordonnée mal recopiée et nous voilà à des milles de la balise. Alors par sécurité, je compare mon travail avec ma voisine immédiate ce matin-là, Catherine Mainguy de l’équipe Azurel. C’est interdit mais toléré et toutes les gazelles le font. La différence entre les équipages se verra surtout sur le terrain.

A 6h30, Catherine et moi embarquons dans le véhicule. Inutile de vous dire qu’on avait vraiment hâte d’être enfin lâchées seules en plein désert et de tester nos capacités.

« Let ‘s go, envoyeeee ton fanion de départ ! »

Et quelle journée extraordinaire et incroyable nous avons eu, mieux que dans nos rêves parce que nous les avons tous trouvés, les cinq drapeaux rouges de cette première étape. Et puis, il y a eu aussi des grands plateaux sans âme qui vive, des oueds au sable brûlant et pour finir une palmeraie, oasis de verdure cachée au fond d’un canyon, des paysages grandioses tout à nous parce qu’ils se livrent presque sans interdits.

Concrètement, cette première mise en jambe a été très encourageante à plusieurs points de vue.
Comme pendant notre recherche de financement, la répartition du travail à faire a donné des bons résultats. Dans les passages de dunes, de pierrailles ou dans les terrains accidentés, Catherine s’est révélée très à l’aise.

Elle y allait doucement mais sûrement, sachant ménager le véhicule.
Quant à la navigation, j’ai mis en pratique tous les conseils glanés auprès des anciennes gazelles, Francine Plante qui court cette année en moto, Louise Bergeron en quad et France Guerer, gazelle 2003.La tactique est simple : je prends un point de repère qui est dans le cap que je dois suivre. Nous roulons vers lui pendant quelques kilomètres puis je descends de la voiture et reprend mon cap. Constamment, patiemment et sans précipitation pour ne pas perdre de vue la ligne droite. Face aux obstacles, nous nous approchons au maximum pour voir comment les traverser ou les contourner. On utilise tous les indices sur le terrain pour déterminer la direction à suivre comme cette piste à chameaux, un chemin à peine visible sur un terrain de grosses roches qui nous fera traverser un oued ou encore un attroupement de journalistes installé juste au dessus d’une passe dans la montagne invisible de loin (ils ne sont jamais là pour rien).
A deux ou trois kilomètres du point de contrôle, Catherine stoppe la voiture et équipées de nos jumelles, nous scrutons l’horizon, un tour de 360 degrés à la recherche d’un drapeau rouge flottant au vent.

Pas toujours évident à voir, quand il n’y a pas un souffle, ce n’est qu’une mince tige de métal facile à confondre avec … un mirage. Et on en a vu plein ce jour-là de mirages du côté de la balise numéro 3. Finalement, le plus simple est encore de chercher la tente du pointeur qui est en général au pied de la balise.
Parties à 6h30 de l’hôtel El Ati à Erfoud, nous ne sommes rentrées qu’à 21h30, à la noirceur avec plusieurs équipages.

Suite : Ihandar

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