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Rallye des gazelles -Ihandar – (Bivouac)

mercredi 25 janvier 2006, par christine

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Pour la première fois ce soir, nous rejoignons le bivouac avant vingt et une heures. Les grandes tentes blanches s’étendent près de Ihandar, village de neuf cents habitants.

A notre arrivée, nous expédions rapidement les contrôles et tâches obligatoires, enregistrement de la feuille de contrôle, le plein de carburant, les vérifications mécaniques et l’installation de la tente avant de nous retrouver sous la tente principale pour un souper bien mérité. Les trois derniers jours ont mis à rude épreuve nos compétences tant en navigation qu’en pilotage et testé sérieusement la solidité de notre équipage.
Nous sommes parties pour la deuxième étape avec beaucoup plus d’assurance que la veille, fouettées par nos bons résultats.
L’étape du jour commence par la remontée d’un oued sableux avec comme décor les belles dunes de Merzouga. Le paysage est magnifique mais la conduite délicate.
Par précaution, nous dégonflons nos pneus pour avoir une plus grande adhérence au sol. Cela nous évite quelques ensablements mais nous fait perdre du temps lorsque nous atteignons les grandes plaines roulantes et qu’il faut regonfler. Résultat, nous ne rejoignons la première balise qu’à onze heures trente.

Se faire confiance

Et c’est par la suite que les choses se gâtent. En résumé : trop pressées, nous abandonnons la prudence qui a fait notre force la veille et à plusieurs reprises nous restons prisonnières du terrain.

Une arrête rocheuse située sur la crête d’une montagne manque de nous faire revoir notre serment de ne faire appel à l’assistance mécanique qu’en dernier recours. Les roues avant du pick-up grimpent facilement l’obstacle mais le bas de caisse reste accoté sur la roche. Impossible de continuer sans accrocher le différentiel arrière, impossible de reculer sans arracher la plaque de métal qui protège l’avant du véhicule. « Quand la situation semble désespérée », nous avait dit notre mécanicien formateur, « surtout ne pas se décourager. En analysant bien le problème, on trouve toujours une solution ». Et bien sûr il avait raison. À l’aide de pierres et de nos plaques de désensablage, nous construisons un pont pour surélever les roues arrières et protéger le différentiel. Le 4x4 passe alors la crête sans dommage si ce n’est de simples égratignures sur le ventre. Mais pour nous, cette première victoire sur le terrain est plus que significative. Elle nous démontre, hors de tout doute, qu’en faisant preuve d’imagination et de détermination, nous pouvons nous sortir seules du pétrin.

Côté navigation, cela ne va pas mieux. Moins vigilantes, nous « dépassons » la balise numéro deux pour ne la trouver qu’à quatre heures de l’après-midi.

Ce retard nous enlève toute chance de faire, une nouvelle fois, un parcours parfait. La journée s’achève sur le score décevant de trois balises sur cinq, la dernière trouvée inextrémis quinze minutes avant la fermeture des points de contrôle. Nous quittons le podium pour la dix-huitième place au
classement général.
L’étape suivante se déroule sur 48 heures, sans bivouac intermédiaire et sans assistance mécanique le soir. Un marathon de deux jours avec une nuit à la belle étoile et onze points de contrôle à rallier. Depuis la France, Catherine et moi nous sommes jurées d’ouvrir, à cette occasion et en compagnie d’autres filles, une bonne bouteille de champagne, histoire de rendre l’expérience inoubliable.
La première partie du parcours, 100% sable, est qualifiée de « très difficile ». L’erg Chebbi, près de la ville de Merzouga, est composé d’une dizaine de montagnes de sable traversées par un mince couloir de dunes plus ou moins hautes.

La direction de la course y a planté trois parcours de difficultés diverses, nous courrons sur le parcours intermédiaire composé de trois balises. Côté navigation, je n’ai qu’à suivre le couloir pour tomber sur la balise. Tout repose donc entre les mains de Catherine et de sa maîtrise de la conduite dans le sable. La recette paraît simple. La voiture escalade la dune par sa partie bombée et redescend doucement du côté abrupt (qui peut mesurer jusqu’à deux mètres de haut presque à la verticale).

« Le truc », me dit Catherine plus tard, « c’est de ne pas avoir peur. Si tu as peur, tu ne vas pas assez vite, tu cales et tu t’ensables en haut de la dune ». Nos mésaventures de la veille m’incitent à la prudence et je décide de marcher devant pour indiquer à ma pilote les passages les plus faciles. Une décision pas facile à accepter par Catherine qui y voit surtout un manque de confiance dans ses capacités à conduire dans les dunes et une perte de temps. Un « tankage » plus loin, elle se rallie à ma position. Son sang froid allié à ma prudence se révèlent finalement très payants puisque que nous sortons des dunes les trois balises en main moins de trois heures après y être entrées avec, grande source de fierté, un seul enlisement à notre actif.

Le reste de la journée est à l’image de ce début d’étape. La voiture file comme le vent et nous pointons nos balises à chaque fois premier 4x4 derrière les françaises en quad. La nuit nous surprend sur le chemin de la septième balise dans une vallée aride bordées de hautes montagnes. Tout est calme, seul un troupeau de chèvres mené par deux jeunes nomades brise la quiétude des lieux.

Suite du rallye : Tagounite

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Horaire22:19:57 PM

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