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Tibet - 59 ans après qu’en est-il ?

mercredi 21 janvier 2009, par Cyril

Drapeau du Tibet libre

Introduction


C’est vrai que généralement, sur VoyagesBaroude, on a pour habitude de s’en tenir à parler de voyages uniquement sans entrer dans des considérations politiques ou autres. Non pas par indifférence mais simplement, parce qu’on considère que ce n’est pas le lieu pour ça.

Mais ça reste un dilemme, car le propre du voyage est d’ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure sans s’enfermer dans une indifférence passive. J’ai pris la liberté de bousculer un peu nos habitudes. Je vais vous parler du Tibet et de sa condition actuelle. C’est un film qui m’a amenait à faire cet article "Ce qui reste de nous". Ce film est l’histoire d’une tibétaine qui a grandi en Inde et au Québec, et qui entre pour la première fois de sa vie sur la terre de ses ancêtres, au Tibet, avec un message vidéo du Dalaï-lama qu’elle présente en toute clandestinité aux tibétains restés sur place, afin de leur apporter l’espoir à travers le message de leur chef spirituel.

Certains me diront pourquoi parler du Tibet ? L’histoire et la géopolitique de manquent pas de sujets et d’exemples de pays qui se sont fait annexer ou sont victimes d’injustices.

J’ai choisi le Tibet, car à mes yeux, au-delà d’être une région magnifique, c’est le symbole mondialement reconnu d’une culture pacifiste qui est en train de s’éteindre doucement sous nos yeux.

Personnellement, je trouve notre époque difficile. L’accès à l’information et à tout ce qui se passe dans le monde, nous oblige d’une manière ou d’une autre à prendre partie. On a le choix de s’enfermer dans une acceptation arriviste en ce disant que de toute manière ça ne changera rien. Ou on adopte la philosophie de la goutte d’eau, celle qui avance qu’un lac ou une mer sont composés de milliards de gouttes d’eau. Cet article sera la philosophie de la goutte d’eau : donner l’information pour que les gens se passent l’information et simplement pour ne pas oublier qu’aujourd’hui encore, le Tibet vit sous l’oppression du gouvernement chinois.

Bref Historique de 1950 à nos jours


En 1950, l’armée populaire de libération entre dans la région tibétaine orientale de Chamdo et rencontre peu de résistance de la part d’une armée tibétaine faible et mal équipée[15].

Le 23 mai 1951, des représentants du Dalaï-lama signent à Pékin l’Accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet, sous la menace d’une poursuite de l’avancée de l’APL[16].

En 1954, le 14e dalaï-lama, le 10e panchen-lama et le 16e karmapa se rendent à Pékin pour discuter de la question du Tibet avec Mao Zedong[17]. Lors d’une entrevue avec le dalaï-lama, Mao lui donne l’assurance que l’identité tibétaine sera respectée et qu’aucune grande réforme ne sera entreprise au Tibet pendant six ans[18].

Les États-Unis, dans une visée anticommuniste, apportent leur soutien à la guérilla tibétaine opposée au parti communiste chinois, entraînent les guerriers tibétains[19], et invitent le dalaï-lama à s’exiler en Inde[20].

En 1956 a débuté à Litang dans le Kham une révolte des Tibétains contre l’occupant chinois, qui s’est étendue aux autres secteurs du Kham, puis en 1957 et 1958 dans les secteurs de l’Amdo, puis en 1958 et 1959, dans le Ü-Tsang, la Région autonome du Tibet, avant de s’étendre à l’ensemble du territoire. En 1959, l’insurrection éclate à Lhassa, le dalaï-lama fuit le Tibet pour se réfugier en Inde. Il sera suivi d’environ 100 000 Tibétains. Cette révolte fut sévèrement réprimée par les autorités chinoises. Le nombre de victimes tibétaines, important sujet de désaccord entre la Chine et le gouvernement tibétain en exil, est généralement estimé à plusieurs dizaines de milliers de personnes.

À partir de 1959, juste après avoir réprimé ce qu’il qualifie de révolte de l’ancienne classe privilégiée de l’ancien Tibet, le gouvernement communiste met en place au Tibet une série de réformes, notamment l’abolition du servage[21].

Selon Amnesty International, depuis 1987, plus de 214 tentatives de manifestations pour l’indépendance ont été réprimées et les manifestants arrêtés expédiés dans des camps de travail. Tous ont été condamnés à des peines allant de 3 à 20 ans de prison.

Alors que Hu Jintao était le responsable politique au Tibet en 1989, une manifestation de Tibétains finit dans un bain de sang, au moins 450 personnes furent tuées[22]. Selon Tang Daxian, un journaliste chinois dissident, la police de Lhassa avait reçu l’ordre de Pékin de provoquer un incident[23].
Jeunes moines bouddhistes du monastère de Drépung.

Les autorités chinoises ont installé des caméras de surveillance à Lhassa pour contrôler les manifestations éventuelles. De nombreuses associations internationales dénoncent une répression de la religion au Tibet, comme l’illustrent par exemple la mise en résidence surveillée de Gedhun Choekyi Nyima, en 1995, juste après sa reconnaissance comme 11e panchen-lama par le 14e dalaï-lama, ou la destruction en 2001 de l’institut bouddhiste de Serthar fondé par Khenpo Jigme Phuntsok, également mis en résidence surveillée et disparu dans des circonstances douteuses, ou encore la condamnation à une peine de prison à vie de Tenzin Delek Rinpoché en 2005. La plupart des grands maîtres du bouddhisme tibétain ont été contraints à l’exil, comme l’ont illustré la fuite de Rigdzin Namkha Gyatso Rinpoché en 1998, et celle à la veille de l’an 2000 du 17e Karmapa, Orgyen Trinley Dorje[24].

En mars 2008, des manifestations de moines contre le pouvoir chinois à Lhassa dégénèrent en violentes émeutes dirigées contre les habitants non tibétains et leurs biens. Elles surviennent quelques mois avant les Jeux Olympiques d’été de 2008. D’autres manifestations ont également lieu en dehors de la capitale, en particulier dans la région tibétaine de l’Amdo, autour du monastère de Labrang dans la province du Gansu. Selon les autorités de la Région autonome du Tibet, le bilan est de 19 morts, victimes des émeutiers, et d’un millier de commerces et bâtiments publics détruits. Selon le Gouvernement tibétain en exil, au moins 209 Tibétains seraient morts, victimes de la répression. Des manifestations de soutien aux partisans d’un Tibet indépendant ont eu lieu lors des étapes de Londres et de Paris du relais de la flamme olympique 2008.

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