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AfriqueTogo 

Togo - 2ème partie

vendredi 22 février 2008, par sophie

Retour Partie01

Arrivée à Kara. Autour de cette ville se trouve le pays Tamberma. Et direction le Burkina Faso.

Kara est beaucoup plus sympathique que Lomé. Les gens ne nous sautent pas dessus et sont très gentils. Après l’installation à l’hôtel et l’étape bière/douche pour se remettre du voyage, un petit tour en ville s’impose pour aller diner car fait non négligeable, à Kara, ça ne craint pas la nuit. On avait pris une lampe et heureusement car on est rentré avec une coupure générale d’électricité. Repas aux chandelles : une espèce de polenta bien consistante avec un ragout de boeuf sauce aux herbes. Dodo sans clim (je supporte pas ça) mais comme pas de moustiquaires, quelques piqures au réveil. On va croiser les doigts, mais dans cette région, ça devrait aller. Rencontre avec le guide pour le pays Tamberma pendant la soirée, et donc, réservation de la journée.

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Le lendemain, journée tranquille dans la ville. C’est jour de marché et ça tombe bien. Il est très varié : des bestiaux, des légumes (les fruits, ils connaissent pas trop), des fripes, du tissu et pleins de bricoles en tout genre. Des bassines de toutes les formes et toutes les couleurs. Je me laisse tenter par du tissu et direction la couturière. Un très joli sur mesure pour l’équivalent de 40 francs français (6 euros). Visite des bars de la ville indispensable vu la chaleur.

le pays Tamberma, site classé de l’Unesco

Avant le départ, passage par la banque. Les garçons sont partis à pied, et quand le guide est arrivé, je les ai rejoint en voiture. Banque BCAO, et plutôt épique pour faire du change : au moins 5 guichets visités avec les mêmes explications à fournir à chaque fois, des badges à l’entrée qui forcément ne fonctionnaient pas, l’administration africaine dans toute sa splendeur. Mais on a nos sous, c’est l’essentiel. Et on est même parti à l’heure.

Première halte : le pays Kabyé, au pied du mont du même nom. Pause photo avant d’arriver chez les forgerons qui forgent à la pierre : une grosse pierre sert de marteau, une autre d’enclume. Travail de titan, sous une chaleur de folie. Visite du marché. Ce n’était pas jour de marché, mais la place est quand même impressionnante. Quelques kilomètres de poussière plus loin, arrivée chez les potiers. Pas de tour, pas de four : méthodes aussi antiques que pour les forgerons ! Les assiettes locales sont comme des plats avec couvercle. Elle est arrivée entière en Guyane, un exploit ! Puis visite d’un centre artisanal "Codhani" soutenu par une ONG allemande. Dans ce centre ne travaillent que des handicapés, et la principale production est le batik. Evidemment, on a tous acheté plusieurs pièces. Déjeuner au resto à côté de l’aéroport international, s’il vous plait ! Ils voient un avion tout les 36 du mois, mais c’est la ville du général alors... Repas à 25 000 calories : brochettes de boeuf, riz sauce arachide, cocktail de fruits (espèce de soda hyper chimique et hyper sucré). Pour rien (2 euros).

Et là, la vraie galère poussière a commencé... On en avait déjà mangé pas mal toute la matinée, mais le pays Tamberma, c’est quelque chose ! Sur la route, c’était poussière et nuage de fumée des camions à 2 à l’heure, voir arrétés pour la plupart, voir accidentés. Ensuite piste pendant longtemps, péage où une ficelle sert de barrière, mais il faut bien attendre qu’elle soit par terre et pas passer au dessus. Re-piste avec quelques visions bien sympathiques : en dehors du nombre incroyable de personnes sur le bord de la route, quelques femmes portant du bois sur la tête, un fou (blanc) en VTT multi-équipé, perdu au milieu de nulle part, un minibus avec au moins 10 personnes sur le toit, en plus de ceux entassés à l’intérieur et de tout les ballots.

Il n’y pas vraiment de village tamberma. En fait, chaque famille vit dans une tata, mais elles sont toutes disséminées dans le paysage. On arrive à une tata (maison traditionnelle ressemblant à un mini chateau fort). Visite épique : il faut se baisser, monter sur des échelles en bois, etc... mais très intéressant. Une famille entière vit dans une tata : les bêtes en bas, la cuisine, et à l’étage, les chambres, les greniers à grain. On a la chance de visiter une autre tata en construction. Et on est allé au marché. Au bout de nulle part, à quelques kilomètres de la frontière du Bénin. Incroyable le nombre de personnes, de vélos perdus la bas. Ils passent leur temps à boire du tchouk (beurk, genre de produit de macération du manioc ou autre racine) dans des stands dédiés : un carré par terre, un muret tout le long pour s’asseoir, un toit de tôle. Les marchands de Kara débarquent pour tout vendre.

Retour poussière, douche très très méritée, et gros dodo avant le départ pour la frontière le lendemain.

aller au Faso : une galère

Départ tôt pour la gare routière. Qui n’est pas du tout en centre ville, contrairement à toutes les indications que l’on avait. Un allergique au taxi moto nous contraint à d’abord partir à pied, avec les sacs sur le dos, sur la route indiquée par notre chauffeur d’hier. On marche, on marche, et toujours pas de gare routière en vue... Finalement un chauffeur de taxi brousse rempli de femmes voilées nous emmène à la station, très loin du centre ville. Pour nous rendre service. Nous laissons un pourboire à l’apprenti, et avons droit à une ovation de toutes les femmes qui continuent leur route.

Les billets pour Dapaong sont achetés vers 9h. Et l’attente commence. A 14h, on nous fait monter dans un taxi différent de celui prévu. Super pourri. Tout rouillé, bruit d’enfer, brinquebalant et surchargé. Ma nouvelle copine a environ 1 an et elle fait tout le début du voyage sur mes genoux. Voyage très très long, dans le véhicule le pire qu’on ait connu pendant tout le trip. Même les locaux nous disaient que si ils avaient vu l’état du véhicule avant de prendre les billets, ils ne les auraient pas acheté. Voyage surréaliste aussi : les poussins, les pintades, les bassines sur le toit... L’arrivée à Dapaong se fait de nuit. On choppe une voiture qui nous emmène à l’hôtel, encore une fois très loin du centre. Négociation pour le lendemain , au moins c’est fait. Un bâtiment stalinien, de 28 chambres, toutes vides. Chambres immenses, eau chaude dans la salle de bains (un bonheur....) et moustiques malgré la clim. Départ le matin tôt pour la passage de la frontière. Arrivée au poste frontière côté Togo, on est guidé en permanence par un pseudo militaire. Sortie sans problème.

Suite du voyage au Burkina Faso

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